lundi 30 mai 2016

De Pihmilansik, à Brompton Falls, à Bromptonville et maintenant, arrondissement de Brompton - Sherbrooke, le chemin des Cantons en quatre étapes

 Par Louise Gauvin du bureau d'information touristique de Sherbrooke

Dès le XVIIe siècle, les Abénakis vinrent s'installer dans la région. Ils effectuaient souvent des voyages en canot sur la rivière Saint-François et s'arrêtaient pour se reposer et faire du portage. Ils nommèrent l'endroit Pihmilansik "là où les eaux tombent" et Pihmilosek "là où les chutes tourbillonnent".
Des pétroglyphes abénakis furent d'ailleurs retrouvés au parc de la Rive de Brompton en 1964. Ils seront retirés grâce à des explosifs et authentifiés par le Musée du Séminaire de Sherbrooke avant d'être confiés au Musée des sciences et de la nature de Sherbrooke.
En 1797, des loyalistes américains du Massachussetts, du Connecticut et du Maine vinrent s'installer sur ce qui est aujourd'hui le chemin de la rivière à Bromptonville. Leur présence ne fut toutefois légalisée qu'en 1801 et 1802 lorsqu'ils reçurent des terres, de la part de la British American Land Company, dans le nouveau ‘’Township de Brompton’’ né de la division du Buckinghamshire (*1792).
Sûrement la topographie des lieux et le cours de la Saint-François ont facilité l’implantation d’une communauté en aval de Hyatt’s Mills, devenu depuis peu, la ville de Sherbrooke (1802).

Comme le souligne Bertrand L. Nadeau, historien de la localité: «L'histoire de Bromptonville, c'est celle de la forêt». Plus tard dans les années 1850 à 1890, les Canadiens français ont suivi, en recherche d’emploi dans l’industrie du bois dont La Clark Mills qui fut l'un des moulins à bois les plus gros en Amérique du Nord de l’époque.
D’autres compagnies oeuvrant dans les pâtes et papier ont succédé dans les diverses vagues de développement, telles la Brompton Pulp and Paper, puis aujourd’hui la Kruger inc.
On doit la dernière impulsion économique à trois personnages, citoyens de longue date de Bromptonville, Edmund W. Tobin, Onésime Lambert et Félix-G. Ponton qui par leur influence, ont su apporter un nouveau souffle au développement.

La nouvelle ville vit s'ériger une nouvelle église en 1904, puis avec l'arrivée des religieuses de la Congrégation Notre-Dame et des frères du Sacré-Coeur en 1903 et 1905, Bromptonville
comptait deux institutions d'enseignement, et se dota deux ans plus tard d'un nouveau presbytère.
Bromptonville s’enorgueillit aussi de son patrimoine bâti qui est réparti en trois niveaux. Le premier niveau, autour de l’église néo-romane, est constitué d’un noyau de modestes maisons destinées aux ouvriers d’une usine du 19e siècle. Elles sont de style vernaculaire européen. Le deuxième niveau correspond aux années 1900 d’un autre quartier ouvrier, près de l’usine Kruger, et comprend des résidences de style néoclassique. Le troisième niveau comporte des résidences de style Queen Ann et Boom Town et relève de l’étalement urbain
 * 1792, le gouvernement impérial fait tailler en 93 « cantons » le territoire dénommé Comté de Buckinghamshire et désigne chacune de ces sections d'un nom emprunté à la carte d'Angleterre. C'est à ce moment qu'apparait la désignation de «Eastern-Townships».

ATTRAITS ET ATTRACTIONS

Maisons des arts et de la culture de Brompton
1, rue Wilfrid-Laurier, 819 846-1122
Située sur les berges de la rivière Saint-François, dans le parc de la Rive, la Maison des arts et de la culture de Brompton présente une architecture inspirée de l’ancienne gare et propose des panneaux d’interprétation qui rendent hommage à la riche histoire de ce site patrimonial. Tout au long de l’année, des expositions en arts visuels et des activités culturelles égayent la programmation. Vivez une expérience captivante au parc de la Rive! Regardez, sentez, écoutez… découvrez avec vos sens, au détour des sentiers. Arrêtez-vous un moment et émerveillez-vous de ce que la nature inspire. Profitez des aires de repos bordant la rivière Saint-François pour manger en famille.
(étape hors route du Chemin des Cantons)

Circuit patrimonial de l’arrondissement de Brompton : parcours bilingue de 2,1 km
Le circuit patrimonial de Brompton, à proximité du Chemin des Cantons, offre une expérience unique et gratuite aux visiteurs. Ce circuit s’adapte aux nouvelles technologies de l’information, sous forme de site web réactif, pour mettre en valeur le patrimoine bâti et l’histoire de la communauté. La Maison des arts et de la culture de Brompton constitue le point de départ du circuit. En téléchargement sur circuitbrompton.com

Sanctuaire Sacré-Coeur de Beauvoir, 675, côte de Beauvoir, 819 569-2535
sanctuairedebeauvoir.ca
Le Sanctuaire du Sacré-Coeur de Beauvoir est un lieu de pèlerinage dédié au Sacré-Coeur. Il offre une vue panoramique unique sur la ville de Sherbrooke. La chapelle en plein air accueille les personnes aux messes du dimanche (10 h et 11 h 30) lorsqu'il fait beau. Au fil des ans, une série de huit scènes de l'Évangile, que l’on appelle la Marche évangélique, a pris place dans les jardins. Un sentier de la paix traversant les plus beaux sites de Beauvoir est ouvert. Profitez-en pour vous recueillir en tout temps dans la magnifique et historique chapelle de pierre datant de 1920.

Le Vieux-Nord - Sherbrooke, le chemin des Cantons en quatre étapes

 Par Louise Gauvin du bureau d'information touristique de Sherbrooke

Intersection des rues Dufferin et Bank (Pont Gilbert-Hyatt)
ARCHITECTURE
Les belles du Vieux-Nord offrent au promeneur à la fois une grande homogénéité architecturale, car elles s’inscrivent dans un nombre limité de styles, et une grande variété, car presque chaque maison traduit son style avec une nuance ou une originalité de détail. Avec les influences américaines et anglaises et aucune présence des styles canadiens, l’architecture de Sherbrooke antérieure à 1920 présente un visage très différent de ce qu’on peut observer dans d’autres villes du Québec.
Un très grand nombre de maisons présentent encore des façades d’origine, ce qui fait de ce quartier un arrondissement architectural unique. La maison sherbrookoise est la plupart du temps isolée, séparée des voisines par des allées ombragées, des jardins à l’anglaise, des murets en pierres sèches, et peut donc être appréciée de plusieurs angles. Environ 70 % des résidences du secteur du Vieux-Nord ont été construites entre 1870 et 1910. C'est ici que vivait la bourgeoisie sherbrookoise. Voici quelques styles architecturaux que l’on peut apprécier dans le Vieux Sherbrooke : vernaculaire américain, Cottage Regency, néo- gothique, Renaissance italienne, Châteauesque, Queen Anne, Renouveau classique, Néo-Tudor et Second Empire, pour en nommer quelques-uns. Selon un relevé récent (*), on dénombre 105 bâtiments résidentiels d’intérêt patrimonial, 2 culturel, 11 institutionnel et 9 religieux dans la section de la ville identifiée comme étant située le Vieux-Nord. (1*)

ATTRAITS ET ATTRACTIONS
Musée des beaux-arts de Sherbrooke 241, rue Dufferin
(*1877) Renseignements: 819 821-2115, www.mbas.qc.ca
Situé au coeur du centre-ville dans un magnifique édifice historique, loge dans l'ancien édifice de la Eastern Townships Bank, créée en 1859 sous la direction du colonel Benjamin Pomroy, fut la première institution financière à être mise sur pied dans le sud-est du Québec.
Société d’histoire de Sherbrooke (*1885) 275, rue Dufferin, 819 821-5406 www.histoiresherbrooke.org
 
La Société d'histoire de Sherbrooke a été fondée le 2 mars 1927, sous le nom de la Société d'histoire des Cantons-de-l'Est, considérée aujourd'hui comme la Société d'histoire la plus importante de la région et l'une des plus grandes Société d'histoire au Québec. L'édifice, qui appartient à la Ville de Sherbrooke, a été construit en 1885. La Société d'histoire de Sherbrooke est logée dans l'ancien édifice historique du Bureau de poste et de douanes de Sherbrooke, qui fût aussi l'ancienne bibliothèque municipale. Détail du clocher avec horloge. Le tout est surmonté d’une balustrade de fer.

Sur le coin de la rue Montréal, on retrouve la Plymouth Trinity Church, la plus ancienne église de la ville (*1851) classée monument historique en 1989 et juste en face de l'Église St-Peter's (*1900) reconnue pour les richesses de ses boiseries et son acoustique.

Ancienne synagogue juive, 531 rue de Montréal (1907 à 1983) L’ancienne synagogue Synagogue Agudath Achim rappelle l’existence à Sherbrooke entre 1890 et 1940 d’une communauté juive restreinte, mais active dans le commerce de la rue Wellington.
 

Parc James-Simpson-Mitchell rappelle le souvenir de James Simpson Mitchell (1852-1920), quincaillier qui possédait une propriété, maintenant démolie, en face du parc. Le terrain du parc avait été acheté par son épouse, Isabelle McKechnie, qui y fit édifier la vasque de granite en 1926 en l'honneur de son mari, une fontaine sculptée par Georges William Hill. La forme du parc rappelle la tradition des ‘’commons américains’’.

Voir rues Dufferin, Cresse, Prospect : Maison Morey, 428 Dufferin, construite en 1873 par Thomas S. Morey. Maison Ritchie, 446 Dufferin construite ± 1850. Maison Edward Pellew Felton 550 Dufferin, construite en pour en nommer quelques-unes. La maison Beckett, 576 Prospect, construite en 1872 par Mr Henry Robert Beckett propriétaire de la briquèterie qui se situait entre les rues Prospect et Queen Victoria aujourd'hui.
Maison Gavin-Bowen sur Prospect (*1835), autrefois Melbourne Road. Edward Gavin commença par louer le terrain à W.B. Felton en 1835. Il y construisit une maison et en 1838, il achète le terrain et les bâtisses à la veuve Felton. La maison a aussi appartenu à George Frederick Bowen, 1er maire de Sherbrooke en 1852-1853.
Boulevard Queen-Victoria et le Champs-de-Mars (coin Élizabeth) Maison Sanborn (*1863) de style néogothique se dresse devant le parc du Champs-de-Mars, lieu où se tenaient des parties de cricket, des rassemblements militaires et défilés de fanfare.
Résidence Craig, 975 rue du Dominion (*1902) de style Queen-Ann, à remarquer la tourelle octogonale.
La Maison Wilson, 1073, rue du Dominion, (*1903) angle rue du Québec.
Dessinée par l’architecte C.E. White, remporte le prix national de la maison du XXe siècle, dans le cadre de la série « Portes ouvertes; Maison Passion » présentée au canal Historia. Les propriétaires du lieu, qui habitent la maison depuis juillet 1999, voient à l’entretien et à la préservation de cette magnifique demeure de style néo-Tudor. La maison donne sur un vaste terrain à l’angle des rues du Dominion et du Québec; le revêtement est de brique ceint par un colombage de bois et de stuc. La maison de 12 pièces s’ouvre sur un hall d’entrée doté d’un majestueux escalier; on y retrouve quatre foyers et y dénombre 90 ouvertures fenêtrées.

Rue du Québec
Une équipe de tournage a capté des prises extérieures sur cette rue aux résidences cossues, pour le film « In love and War » tramé sur la vie de l’écrivain Ernest Hemingway. La scène présentait Ernest Hemingway au moment où il quittait son patelin pour aller rejoindre ses compatriotes sous les drapeaux, pendant la 2e guerre mondiale.
 


Domaine Howard 1300, boulevard de Portland. Architecture des pavillons (*1920-1923) Site patrimonial. Si à Sherbrooke, il existe un oasis, en plein coeur de la ville, c’est bien au Domaine Howard que nous saurions le retrouver. Sans contredit, le joyau architectural de Sherbrooke. Bien campées dans leur époque, les magnifiques demeures témoignent d’un éclectisme de bon aloi, utilisant la noblesse de la pierre comme revêtement. L’ensemble immobilier s’est toutefois inspiré des influences anglaises, tenant du monumental, populaire en ce début du 20e siècle. Les dimensions imposantes, les multiples foyers ainsi que l’élégance de la finition intérieure caractérisent ce type d’habitation. Dans le parc, on retrouve un étang, des bâtiments historiques de style anglo-normand et de nombreuses platebandes fleuries et le jardin municipal.
 
Maison Jacob-Nicol, 185 rue de Vimy (*1926). Jacob Nicol, politicien, avocat, entrepreneur, directeur de banque, fondateur de La Tribune de Sherbrooke, du Soleil de Québec et du Nouvelliste de Trois-Rivières, décide de s’établir dans les beaux quartiers du nord de la ville, non loin de son fidèle ami, le sénateur Howard. Il fait appel à l’architecte de renom Louis-Napoléon Audet. Elle se dresse sur trois étages une magnifique propriété de style néo-Tudor, reconnaissable par ses fenêtres en baie, arquées et en caisson, ses pignons en gradins ou à pinacle, ses hautes cheminées et ses nombreuses briques rouges. Cette maison a vu passer entre ses murs Maurice Duplessis, Jean Lesage, Louis S. St-Laurent et bien d’autres personnalités, ainsi qu’en atteste le registre de M. Nicol.
 
Manège militaire des Fusiliers de Sherbrooke, 64 rue Belvédère Sud (*1909)
Le Manège militaire est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’il présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’il occupe dans son milieu. Le Manège militaire est un très bon exemple de l’expression typique des manèges militaires dessinés par T.W. Fuller. Les Fusiliers de Sherbrooke, fondé le 1er avril 1910 sous le nom de «54e Régiment, Carabiniers de Sherbrooke». Même si la ville possédait déjà une forte et longue tradition militaire, le 54e Régiment fut la première unité francophone de la région à y voir le jour.

GÉNÉALOGIE – Centres d’archives
Société de généalogie des Cantons-de-l’Est,
275, rue Dufferin 819 821-5414, www.genealogie.org/club/sgce
Archives nationales du Québec, Centre de l’Estrie
225, rue Frontenac, bureau 401
819 820-3010, www.anq.gouv.qc.ca
Service d’archives privées agréé de la Société d’histoire de Sherbrooke
275, rue Dufferin / 275 Dufferin Street
819 821-5406, www.histoiresherbrooke.com
1 (*) Source : Synthèse historique de l’occupation du territoire actuel de la ville de Sherbrooke et recensement des éléments patrimoniaux, Société d’histoire de Sherbrooke, octobre 2010.

PÔLE DU LAC-DES-NATIONS
Marché de la Gare de Sherbrooke, 710, place de la Gare
La gare du CP, citée monument historique en 2005, construite de 1909 à 1910 et agrandie à plusieurs reprises par la suite une ville dont la croissance est marquée par le chemin de fer. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Sherbrooke devient le noeud d'un réseau de lignes ferroviaires qui connecte la région des Cantons-de-l'Est aux grands centres nord-américains. Dans le cadre du projet de réaménagement urbain, d'importants travaux de restauration et de rénovation sont effectués en 2006 et 2007. L'édifice est converti en marché public
 
Promenade du Lac-des-Nations. Un sentier multifonctionnel de 3,5 km pour les adeptes de la marche, du patin à roues alignées et du vélo. À quelques pas de la promenade, découvrez le marché de la gare qui abrite des commerces d'alimentation spécialisés et un marché public extérieur pendant la période estivale
 
Gorge de la Magog
1,5 km de sentiers et de passerelles offrant de magnifiques points de vue de la gorge de la rivière Magog et reliant la promenade du Lac-des-Nations au centre-ville.
 
Centrale Frontenac (*1888)
Accès rue Frontenac
Renseignements: 819 821-5757 ou hors saison 819 821-5406, http://www.histoiresherbrooke.org/
La centrale Frontenac fut la première centrale électrique permanente sur la rivière Magog à Sherbrooke. C'est le plus ancien site hydroélectrique encore en exploitation dans tout le Québec.

PERCÉES VISUELLES De l’intersection King Ouest et Belvédère Sud, point de vue en direction ouest, sur le lac des Nations, particulièrement intéressant à la tombée du jour. L’éclairage nocturne du pont Montcalm se reflète sur les eaux calmes de la rivière Magog. D’ailleurs, les 4 sites mentionnés ci-haut, offrent des perspectives paysagères qui font la richesse du milieu.

Centre-ville et grandes institutions- Sherbrooke, le chemin des Cantons en quatre étapes

Par Louise Gauvin, du Bureau d'information touristique de Sherbrooke

CÉNOTAPHE AU SOMMET DE LA CÔTE KING
Longtemps reconnu comme image iconographique de Sherbrooke. Monument dédié aux soldats morts et aux braves lors du premier conflit mondial, composé de quatre personnages héroïques : un ange de la Victoire penché sur une tranchée décerne une couronne à trois soldats canadiens, les yeux levés vers la récompense. Les personnages de bronze ont été coulés en Belgique et le socle de granit a été fourni par les carrières de Stanstead. Une plaque de bronze commémore les noms des soldats morts entre 1914 et 1918 : Inscription de la plaque : " Devant ses fils tombés ou survivants qui se sont illustrés au champ d'honneur, Sherbrooke s'incline. " Une deuxième plaque a été ajoutée le 7 novembre 1948 pour commémorer les soldats morts lors de la Seconde Guerre mondiale. Inscription de la plaque 1939-1945 : " Leur souvenir vivra éternellement. "

Rue Wellington
Dans les années 1850, la basse-ville, se développe grâce à l'arrivée du chemin de fer. Ce secteur occupé principalement par une population d'origine irlandaise regroupe les principaux établissements commerciaux et hôteliers du village. Partiellement résidentielle avant 1860, cette rue devient principalement commerciale pour faciliter l’accès des commerces, de plus en plus nombreux à vouloir s’établir entre le Market Square, devenu Carré Strathcona et la Union Station (Gare Union). Le toponyme Strathcona Square devient officiel le 8 novembre 1904. Le square est déjà animé par une chapelle méthodiste, un hôtel, une auberge, une forge, un magasin général, une cordonnerie ainsi que quelques commerces et résidences. Jusqu’en 1960, la rue Wellington demeure l’artère commerciale par excellence de Sherbrooke. Aujourd’hui l’activité commerciale au centre-ville est dominée par les boutiques spécialisées en produits originaux, les restaurants et les services. En saison estivale, la rue Wellington s’anime avec l’ouverture des bistros et terrasses, en plus d’offrir des concerts gratuits et quelques évènements. Quelques «Créateurs de saveurs» y ont enseigne sur rue.

Théâtre Granada, 53, rue Wellington Nord, www.theatregranada.com
Salle Sylvio-Lacharité, est un des rares théâtres d’atmosphère à offrir des spectacles encore à ce jour. L’ouverture de cette salle remonte au 18 janvier 1929. Ce théâtre est une remarquable illustration d’un cinéma d’atmosphère où, pour dépayser et charmer les spectateurs, était recréée l’ambiance romantique d’un jardin exotique. Conçu par l’architecte Daniel J. Crighton, le décor est l’oeuvre d’Emmanuel Briffa comporte un plafond imitant la voute céleste (à l’époque) et une abondante ornementation peinte et en relief, évoque une cour intérieure espagnole. Classé par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, 2 avril 2004 en présence de représentant dignitaires et amis du théâtre Granada.


Hôtel de ville de Sherbrooke. 191, rue du Palais. L’édifice de style Second Empire a été conçu par Elzéar Charest, construit en 1904, il est maintenant classé monument historique depuis 1977. Revêtement de granit gris de Stanstead et rose du comté d’Argenteuil. Depuis décembre 1989, l’édifice abrite maintenant les bureaux de l’administration publique de la Ville de Sherbrooke. Le bâtiment a 47 mètres de façade et 21 mètres de profondeur. Il compte deux pavillons de trois étages et une tour centrale de cinq étages. Page d’histoire : Le site où l’hôtel de ville est aujourd'hui érigé était, en 1870, occupé par un marché public où les fermiers et les bouchers de la région vendaient leur marchandise. La municipalité de Sherbrooke est constituée le 10 juillet 1852,
alors qu’elle compte 2 998 habitants. Le conseil est composé majoritairement d’avocats, de
marchands et d’artisans-industriels anglophones. Lors de la première réunion, ils désignent l’un des leurs, George Frederick Bowen, afin qu’il remplisse les fonctions de maire. À partir de janvier 1897, une politique d’alternance des maires entre anglophones et francophones s’installe, sans pourtant être décrétée. Cette habitude se poursuit jusqu’en 1955.

ATTRAITS ET ATTRACTIONS
Place des Moulins, «Une célébration…de l’eau à la lumière» par Melvin Charney
Le plan d’ensemble comprend une installation sculpturale située au centre de la place des Moulins. Elle évoque la rencontre des rivières Magog et Saint-François. La force vive de l’eau courante prend la forme d’ondes flottantes, tournant autour des axes principaux. Le fût des axes réinterprète la canalisation de la force énergétique de l’eau qui s’enroule, se dirige vers des conduits et se voit transformée en lumière. Ces éléments sculpturaux sont les principaux acteurs de la place des Moulins. Constituée d’acier inoxydable, boulonné et soudé avec une finition de jets de billes de verres, pour créer une surface satinée et refléter la lumière. La lumière qui jaillit du sol et varie au fil des heures fait partie de la mise en scène tout comme si elle était puisée par la force hydroélectrique de la rivière. Melvin Charney a été le maître d’oeuvre de la sculpture mais aussi de l’aménagement, de l’intégration de l’art, de la plantation, de l’éclairage et même du mobilier urbain de l’esplanade Frontenac



Peintures murales : Sherbrooke racontée par des fresques historiques / www.murirs.qc.ca.
Le circuit de 6 km débute au bureau d’information touristique. De là, toutes les échappées visuelles vont de surprise en surprise. Elles font partie des hyper-tableaux que vous pouvez apprécier au fil des découvertes. Cette attraction unique transforme les murs du centre-ville en
musée de la rue. La collection de Sherbrooke fait maintenant partie d’une galerie virtuelle canadienne, spécialisée dans la promotion de murales : www.muralroutes.com. On peut également retrouver la collection de Sherbrooke dans un site international, où 2 des murales font partie des 20 fresques les plus vues parmi une collection de 1500 peintures murales. Voici ce qu’on en dit : « La ville de Sherbrooke, au Québec (Canada), a utilisé son passé pour faire un parcours de fresques historiques. »
http://www.trompe-l-oeil.info/Trompeloeil/trompe-l-oeil.htm
Dépliant CIRCUIT DES MURALES SHERBROOKE disponible au bureau d’information touristique de Sherbrooke et en téléchargement sur le site internet de Destination Sherbrooke dans les 2 langues officielles.

Le Séminaire Saint-Charles Borromée, 195, rue Marquette
Aujourd’hui, le Séminaire de Sherbrooke (1898) est une école privée où l'on retrouve deux niveaux d'éducation, soit le secondaire pour garçons et filles en plus de l’enseignement collégial. C’est aussi l’un des édifices qui se démarque le plus au centre-ville par sa structure imposante et pour sa valeur patrimoniale et architecturale. Début de travaux de restauration de la façade en 2002, s’effectue sur trois parties de l’édifice. Coût des travaux 1 200 000 $, partenariat de la Ville de Sherbrooke, la Société d’habitation du Québec, le Séminaire de Sherbrooke et le Fond du patrimoine religieux. En façade, le clocheton mesure 10 mètres de haut. On retrouve les statues de Frontenac, Lord Elgin et St-Charles.

La Basilique-Cathédrale St-Michel et le Palais Épiscopal, 130, rue de la Cathédrale
La cathédrale d’inspiration gothique a été construite sur une longue période étalée de 1915 à 1957. On y célébra la première messe le 28 septembre 1957. C’est en 1959 qu’elle se verra attribuer le titre honorifique de Basilique. Les insignes basilicaux sont le pavillon et le clocheton situé à l’intérieur, au-dessus des entrées latérales du choeur. À l'intérieur on peut admirer les magnifiques vitraux illustrant des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les 105 vitaux de la cathédrale (34 grands, 11 moyens, 60 petits) ont tous été exécutés par le maître verrier parisien Raphael Lardeur. La cathédrale est tracée en forme de croix latine. Elle est orientée de façon à ce que l’arrière du choeur (l’abside) pointe vers l’orient, où est né le Christ, soleil de justice. Au jubé, l’orgue comprend 35 jeux, plus de 2000 tuyaux et des jeux qui datent du XIXe siècle. Construit par la maison Casavant, il fut installé vers les années 1918 et restauré en 1987. La devise du diocèse inscrite sur le bouclier de saint Michel : « Qui est comme Dieu »
L'Archevêque, possède une chapelle privée où on retrouve entre autres la décoration des fresques peintes et les toiles marouflées de la chapelle, chef-d’oeuvre du peintre québécois Ozias Leduc, secondé dans l’exécution des travaux par le jeune Paul-Émile Borduas, âgé d’à peine 16-17 ans. Celui-ci faisait école avec le maître de l’art religieux de l’époque, au Québec. Visite encadrée par les guides de la Société d’histoire de Sherbrooke. Inventoriée au Répertoire du patrimoine culturel religieux du Québec.
 
Mont Notre-Dame, 114, rue Cathédrale
Éducation internationale, École secondaire privée pour jeunes filles. Cette école était la première de ce genre dans la région (1857). Anciennement administrée par les Soeurs de la congrégation Notre-Dame, cette école est aujourd'hui une corporation laïque sans but lucratif depuis 1976. Une école à l’âme artistique, 1857 marque le début des premiers cours de musique. En 1870-1880, Mère Sainte-Luce, Supérieure du mont, était la ressource des malades et des pauvres. Prières et confiance étaient toujours de la partie. En 1900, le couvent de Sherbrooke participait à l’Exposition de Paris en présentant des travaux d’élèves.

Musée de la nature et des sciences, 225, rue Frontenac
Renseignements: 819 564-3200, www.mnes.qc.ca
Situé au centre-ville et juché sur les rives de la rivière Magog, le Musée présente trois à quatre expositions auxquelles s’ajoutent des ateliers et des jeux interactifs pour découvrir la nature et les sciences. Un lieu pour apprendre tout en s’amusant. Seul, en famille ou en groupe, le Musée vous offre un séjour qui vous enchantera. Ancienne usine de la Kaiser and Co. (1919) cessa ses activités vers 1990.

Plan lumière de la gorge de la Magog : Porte des arts (accès rue Dufferin) et porte des sciences (accès rue Frontenac) vous permet d’accéder à la promenade des Rapides, qui s’illumine à la nuit tombée.

PERCÉES VISUELLES Pont Aylmer séparant l’Est de l’Ouest sur King, vue saisissante vers la côte King et la Cathédrale St-Michel, particulièrement en soirée. À l’inverse, le sommet de la côte King, près du cénotaphe, offre une vue en plongée en direction du quartier Est, l’arrondissement de Fleurimont. La promenade des rapides s’illumine en soirée pour offrir une vue de part et d’autre du pont Hyatt, sur la rue Dufferin.

EXPLORE LENNOX - Sherbrooke, le chemin des Cantons en quatre étapes

Par Louise Gauvin, du Bureau d'information touristique de Sherbrooke

Lennoxville est située à un carrefour de route menant vers les principales régions du Québec et les états limitrophes du Vermont, du New Hampshire et du Maine. En 1819, ses premiers habitants l'ont ainsi dénommé en l'honneur de Charles Lennox, duc de Richmond, alors gouverneur général du Canada. L’endroit est désigné comme les « Petites Fourches », site choisi par les nations amérindiennes pour établir un campement sur la rivière Saint-François à proximité de la rivière Massawippi.

Université Bishop à  Lennoxville
Université Bishop’s : C’est la création de l’université qui va donner vraiment à Lennoxville, sa vocation économique et en faire un centre éducatif et culturel de la communauté anglophone des Cantons-de-l’Est. 1853 marque l’accréditation au statut universitaire de Bishop’s, orientant davantage la formation des étudiants vers le clergé anglican. À ses débuts, ce sont les programmes en sciences humaines et théologie qui prévalaient.

La Chapelle St. Mark’s, construite en 1857, est une composante importante de l'Université Bishop’s suivant le modèle des "Church Colleges" anglais comme ceux d'Oxford et de Cambridge. La chapelle s'inspire du style gothique du 13e siècle. Son aménagement intérieur, très sobre à l'origine était typique de celui des anciennes chapelles collégiales. Toutefois, après l'incendie de 1891 qui en détruit l'intérieur, St. Mark's se verra dotée d'un nouveau mobilier intégré, orné de sculptures d'une exceptionnelle qualité artistique. Chapelle à vocation oecuménique, on y célèbre des mariages occasionnellement. Citée monument historique, lors de la visite du Prince Philip d’Edimbourg le 21 mai 1989.

Le Bishop College School, est sans doute la plus ancienne institution d’enseignement de l’arrondissement Lennoxville. En 1836, sous le Révérend Lucius Doolittle pasteur anglican de la paroisse St-Georges, c’est une école pour garçon, situé à l’origine dans le coeur du village. La bâtisse existante date de 1930, faisant face à l’Université Bishop’s sur l’autre rive de la rivière St-François. Aujourd’hui, l’école privée de réputation internationale accueille près de 300 étudiants, garçons et filles provenant de 28 pays différents. Page d’histoire : Le Compton Ladies College (*1874), école pour jeunes filles protestantes, situé à Compton, change de nom pour le King’s Hall afin de commémorer le couronnement du roi Edward VII. La fermeture du King’s Hall a entrainé l’ajout de nombreuses filles à l’institution du BCS. Aujourd’hui, le collège poursuit une destinée d’enseignement à vocation oecuménique.

Le thé à l'anglaise au centre culturel et du patrimoine Uplands
 
Centre culturel et du patrimoine Uplands

9, rue Speid (arrondissement de Lennoxville)
Renseignements 819 564-0409, www.uplands.ca
Uplands est une magnifique résidence de style néo-georgien convertie en musée fut construite par John Barney Paddon en 1862 sur cet emplacement qui comptait alors 120 acres. Après sa mort, la propriété fut léguée à l’une de ses filles, l’épouse du chanoine Archibald Campbell Scarth, de l’église St. George à Lennoxville. Après le décès de Scarth, la propriété fut vendue en 1919 à Arthur Speid, un ami de la famille. Vous apprécierez la beauté des jardins qui l'entourent. Expositions d’oeuvres d’artistes régionaux et expositions permanentes de la Société d’histoire et de musée de Lennoxville-Ascot, à l’étage supérieur.
« Thé de l'après-midi a Uplands »
Dégustez le thé de l'après-midi selon la tradition anglaise, à l’intérieur, sur la véranda ou dans le jardin sous les arbres. Servi l’été, du mardi au dimanche et les samedis, dimanches le reste de l’année, de 10 h à 16 h 30. Au menu : thé, scones, pâtisseries, sandwichs au concombre, crème de style Devonshire, confiture et chocolat. Fermé en janvier.

Circuit pédestre de l’arrondissement de Lennoxville
Départ du Centre culturel et du patrimoine Uplands, 9, rue Speid, 819 564-0409
Circuit patrimonial, sur une distance de 2,22 km, dans un temps approximatif d’une heure trente. Le parcours débute au Centre culturel et du patrimoine Uplands et fait en sorte que le randonneur puisse admirer l’architecture à proximité de l’Université Bishop’s. La carte du circuit est également disponible au bureau de l’arrondissement de Lennoxville, pendant les heures d’ouverture.

Le Lion d’Or, 2, rue Collège
Restaurant de type pub, café terrasse. Microbrasserie : 819 562-4589
La toute première brasserie artisanale au Québec offre depuis 1986 la dégustation de ses bières brassées sur place : la Blonde des Cantons, la Pride, la Bitter, l’Ambrè et la Stout, d’inspiration irlandaise. Visite guidée et dégustation, sur réservation.
Les immeubles du 72, 111 et 159 de la rue Queen accueillent chacun, trois ou quatre murales. Installation de dix nouvelles murales peintes dans le cadre du deuxième Symposium d'art mural de Sherbrooke tenu du 21 au 23 août 2015, oeuvre de trois artistes de la région, trois artistes d'ailleurs au Canada ainsi que trois artistes nationaux.

ARTS
Galerie d'art Foreman de l'Université Bishop’s
Renseignements: 819 822-9600, poste 2687 www.ubishops.ca/artgallery.htm
Horaire (de septembre à juillet) : mardi au dimanche, de 12 h à 17 h, ainsi que les soirs de représentations au Théâtre Centennial.
SPECTACLES
Salle Bandeen
Billetterie : 819 822-9692, www.ubishops.ca
ARCHIVES-GÉNÉALOGIE
Centre de recherche des Cantons-de-l'Est
Édifice McGreer, Université Bishop's
Renseignements : 819 822-9600, poste 2261, www.ubishops.ca/etrc-crce

Découvrez Sherbrooke à travers le Chemin des Cantons

Église Philipsburg United - La petite histoire des grandes églises

Dominic Martin, étudiant en histoire à l'Université de Sherbrooke, nous a écrit une série d'articles sur la petite histoire des grandes églises sur le Chemin des Cantons



MRC Brome-Missisquoi
Église Philipsburg United situé au 194, rue Montgomery, Saint-Armand, J0J 1N0


Durant la révolution américaine, de nombreux loyalistes britanniques ont traversé la frontière canadienne en utilisant le lac Champlain et se sont établis dans la région de Philipsburg dans les années 1780. Le fondateur de la ville de Sherbrooke, Gilbert Hyatt faisait partie de ces loyalistes qui vont fortement influencer l’histoire de la région. Cette église méthodiste, datant de 1819, qui fut le premier et plus vieux Temple à être construite dans les Cantons de l’Est, témoigne de cette période.

L’histoire de cette église est intimement lié aux perturbations politiques ayant secoué la colonie du Bas-Canada lors de la révolte des patriotes de 1837-1838, mais également de la guerre de 1812-1814, sans compter les années précèdent la Guerre de sécession américaine.

Lors de la révolte des patriotes, l’Église fut utilisé comme entrepôt d’armes et de munitions par les chefs miliciens, alors que de nombreux soldats s’y sont également abrités. On a dû par la suite refaire le revêtement extérieur au mortier, car il avait été endommagé par les balles patriotes. Après l’adoption du projet de loi des esclaves fugitifs en 1850, l’histoire de l’Église croisa celles de nombreux esclaves en fuite par le fameux chemin de fer clandestin, mis en place par l’Église méthodiste.

D’un point de vue architectural, il s’agit d’une Église de forme rectangulaire, dont la voute est à arc déprimé. Elle comporte une nef à un vaisseau, dont la tribune donne sur l’arrière de l’Église. Les vitraux seraient tous du même artiste, dont le nom est inconnu.

Sources :