lundi 25 juillet 2016

Église Saint-Théophile - la petite histoire des grandes églises des Cantons-de-l'Est



 Dominic Martin, étudiant en histoire à l'Université de Sherbrooke, nous a écrit une série d'articles sur la petite histoire des grandes églises sur le Chemin des Cantons


Église Saint-Théophile situé au 348, rue de l’Église, Racine, J0E 1Y0
 


Vers 1801, une première communauté s’établie dans le nouveau comté d’Ély, provenant du Vermont, mais dès la guerre de 1812, la communauté est dissoute, alors que le gouvernement anglais exige qu’ils prêtent serment à la couronne britannique. Une nouvelle communauté se créer vers 1825, cette fois-ci l’immigration est britannique puis de nouveaux colons écossais viennent s’y installer ensuite lors de la rébellion des patriotes en 1837. Les premiers colons canadiens-français arrivent en 1844, établissant une véritable communauté avec la construction d’un magasin général et la création d’un conseil municipal. Lors d’une visite de Mgr Antoine Racine au village, on décide de donner son nom au bureau de poste et en 1885, on décide de renommer la municipalité Racine.

Avant l’établissement de la paroisse Théophile, les colons étaient desservis par le curé de la paroisse de Valcourt, mais en 1905, après de nombreuses démarches, on parvint à faire instituer une nouvelle paroisse. On débute la construction de l’actuelle église en 1906, mais elle ne fut pas achevé avant 1907. C’est ainsi que les offices religieux furent célébrés pendant plus d’un an dans une remise-chapelle construite en quelques heures, dans laquelle on avait installé quelques 175 chaises et une dizaine de bancs. On devine que cela dut être assez inconfortable, surtout par les froides journées d’hiver ou les grandes chaleurs estivales. Malgré tout, le premier baptême et le premier mariage de la paroisse furent célébrés dans ce modeste temple catholique. 

En 1907 s’achève la construction de cette magnifique église en pierre dont la forme au sol est rectangulaire, alors que son chœur est en saillie et son abside en hémicycle. La voute est en arc en cintre et le clocher trône au sommet d’un toit à deux versants en pente. L’église dispose également de deux petits clochés sur les côtés. Sa façade est surmontée d’un oculus et dispose de trois grandes fenêtres. La nef intérieure est à trois vaisseaux et l’Église est dotée de tribunes arrières. Cette Église ayant une acoustique particulièrement exceptionnelle, une chorale surnommée La farandole de Racine y officie depuis de nombreuses années et y organise régulièrement des concerts de musique classique.

Sources :

Découvrez la région du Val-Saint-François à travers le Chemin des Cantons

mercredi 20 juillet 2016

Top 7 - Terrasses sur le Chemin des Cantons



Bien entendu, un des grands plaisirs de l’été est de passer du bon temps  sur les terrasses. Tout au long du Chemin des Cantons, dans les Cantons-de-l’Est, plusieurs endroits vous offrent de magnifiques terrasses. Que ce soit en bord de rivière, avec une vue panoramique ou tout simplement  très confortable, voici quelques endroits qui valent le coup de s’y arrêter.

L’Auberge Ayer’s Cliff, à Ayer’s Cliff : située dans un bâtiment patrimonial vieux de 200 ans, l’auberge Ayer’s Cliff offre une grande et magnifique terrasse ensoleillée entourée de nombreuses fleurs.  Vous pouvez bien entendu y profiter des cocktails, bières et autres boissons proposés au bar, ainsi que des repas. Certains jeudi soirs d’été, des spectacles y sont proposés.

Terrasse de l'Auberge Ayer's Cliff
Station de montagne, au Diable Vert de Sutton : reconnue depuis plusieurs années pour ses hébergements hors-norme (refuges dans les arbres, Pod, Airstream, refuges perchés, Treegloo, tente prospecteur…), la station de montagne au Diable Vert a aussi une vue imprenable sur le Vermont et ses magnifiques forêts). À la terrasse de l’auberge, profitez de la vue en sirotant un petit verre entre amis.  

Moulin à laine d’Ulverton : construit en 1849, le moulin à laine d’Ulverton abrite maintenant un centre d’interprétation sur la production et le traitement de la laine avec de la machinerie qui est toujours en fonction. Depuis deux ans, ils offrent la possibilité aux visiteurs de bruncher sur place sur le dimanche. Le repas se prend sur leur terrasse à proximité de la rivière. Un cadre magnifique pour apprécier le repas. Une promenade dans les sentiers est ensuite de mise.

Musée Beaulne : tous les mercredis de juillet et août, venez prendre le thé à l’anglaise sur la terrasse de la maison dans lequel est logé le musée Beaulne. Construite en 1912, cette maison est communément appelée le « Château Norton ». Elle fut  la résidence secondaire de la famille Norton. Arthur-Osmore Norton, le père, y avait son bureau, d’où il dirigeait aussi son entreprise  de crics de levage à roulement à billes, utilisés dans l’industrie ferroviaire.  Le thé à l’anglaise vous est servi dans toute sa tradition avec scones et petites pâtisseries.  
Musée Beaulne


Savoroso au marché de la gare de Sherbrooke : situé dans le Marché de la Gare et spécialisé dans les gelatos, Savoroso a également une magnifique terrasse reconnue pour son ambiance et son point de vue sur le Lac des Nations. Le lieu idéale pour se rafraîchir entre amis les chaudes journées estivales ou pour un « 5 à 7 » décontracté.


 Asinerie les ânes en culotte : élevage d’ânes situé en haut d’une colline à Sainte-Anne-de-la-Rochelle, la vue sur le mont Orford depuis leur terrasse est époustouflante. La visite du lieu est gratuite et plusieurs tables à pique-nique sont à disposition des visiteurs. Un magnifique panorama pour passer du bon temps en famille à la découverte des ânes et du lait d’ânesse.

Vue depuis l'Asinerie les Ânes en culotte
Auberge du Lac Brome : située entre la réserve faunique Quilliams-Durrell  et le Lac Brome,  l’Auberge lac Brome offre à ses visiteurs de magnifiques points de vue depuis ses terrasses. Que ce soit pour les amateurs de golf,  de spa, de plein air ou de bonne cuisine,   plusieurs forfaits vont sont proposés pour profiter pleinement de votre séjour.

lundi 18 juillet 2016

Église Saint-Georges - la petite histoire des grandes églises des Cantons-de-l'Est

Dominic Martin, étudiant en histoire à l'Université de Sherbrooke, nous a écrit une série d'articles sur la petite histoire des grandes églises sur le Chemin des Cantons



Église Saint-Georges situé au 493, rue Principale, Saint-Georges-de-Windsor, J0A 1J0




Les premiers habitants de Saint-Georges de Windsor se sont installés vers 1837-1838, en provenance de Baie-du-Febvre, Pointe-du-Lac et Yamachiche. Un premier ministre du culte dessert les colons dès 1844, mais la paroisse n’apparait qu’en 1863. En 1861, la municipalité de Saint-Urbain-de-Windor apparait et la paroisse porte le même nom jusqu’en 1872, que l’on changea par la suite pour Saint-Georges-de-Windsor. Le premier curé, Georges Vaillancourt, s’y installe en 1868 et on débute la construction de l’Église actuelle. C’est donc en son honneur et en celui du missionnaire Saint-Georges que l’on change le nom de la ville et de la paroisse en 1872.

Érigée entre 1868 et 1870, l’Église Saint-Georges de Saint-Georges de Windsor est reconnue à travers tout le Canada pour son magnifique chœur orné des statues des douze apôtres de grandeur nature, ainsi que par son imposante collection d’objets religieux rassemblés dans un musée racontant l’histoire de l’Église et de la communauté, musée que l’on peut visiter sous réservation. Les statues, qui sont l’œuvre du maître sculpteur Louis Jobin font véritablement la renommée de cette magnifique Église en brique rouge, construite selon les plans de l’architecte Alexis Chevrefils. Son plan au sol est en forme de croix latine, alors que le chœur est en saillie et son abside en hémicycle. La voute est en arc surbaissé, alors que la nef est à trois vaisseaux et que l’Église dispose de tribunes arrières et latérales. 

Sources :

Découvrez la région des Sources à travers le Chemin des Cantons.